L’OBVAJ dévoile un rapport sur l’état des eaux en Abitibi 2018

La vitalité économique et le bien-être social d’une contrée se mesurent à la bonne santé de ses ressources en eau. D’où la priorité accordée à la protection des ressources en eau au Québec depuis quelques années.

Dans cette optique, l’Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie (OBVAJ) mène depuis plusieurs années, le suivi de la qualité des eaux sur les trois bassins versants des rivières Abitibi, Harricana et Bell. Le but étant de brosser un portrait de la qualité de l’eau dans la région, de sensibiliser la population sur l’état actuel et de mettre en place des solutions pour maintenir une meilleure qualité de l’eau.

Dans cette perspective, l’OBVAJ publie le premier rapport sur l’état des eaux en Abitibi 2018. Ce rapport est le résultat de différents projets d’acquisition des connaissances sur la ressource en eau en Abitibi, menés par l’OBVAJ depuis plus de deux ans. Il intègre aussi des programmes gouvernementaux de surveillance de la qualité de l’eau.

 

Les eaux de surface abitibiennes jouissent d’une bonne santé globale.

 

En dépit de quelques cas préoccupants, de manière générale les rivières et lacs en Abitibi sont en santé et présentent une cote de qualité très enviable si on la compare à l’ensemble du Québec.

C’est dans le bassin versant de la rivière Bell que l’on retrouve les eaux de meilleure qualité. À l’inverse, les eaux les plus détériorées se trouvent localisées dans le bassin versant de la rivière Abitibi.

 

En revanche, le risque de contamination de l’eau des puits résidentiels est présent.

 

33% des échantillons de puits résidentiels dépassent les normes de la qualité de l’eau potable pour au moins un paramètre physico-chimique. Les contaminants les plus problématiques sont respectivement les coliformes fécaux (15%), le manganèse (13%) et l’arsenic (8%). Les citoyens sont par conséquent invités à faire analyser leurs puits afin de prévenir d’éventuels effets sur la santé.

 

Pour consulter le rapport , cliquez sur le lien suivant : Rapport sur l’état des eaux en Abitibi 2018

Règlement sur le Prélèvement des Eaux et leur Protection (RPEP) : Comment bien se préparer pour 2021?

Règlement sur le Prélèvement des Eaux et leur Protection (RPEP) : Comment bien se préparer pour 2021?

L’OBVAJ collabore avec les municipalités préleveurs de catégorie 1 en Abitibi pour la mise aux normes du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

L’Organisme de Bassin versant Abitibi-Jamésie (OBVAJ) en collaboration avec la Société des Eaux Souterraines de l’Abitibi-Témiscamingue (SESAT) et l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue (UQAT) a organisé ce 16 janvier à Amos une rencontre avec les municipalités préleveurs de catégorie de l’Abitibi. Cette rencontre à laquelle participaient les responsables des municipalités d’Amos, de Barraute, de Landrienne, mais aussi le ministère de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique (MELCC) avait pour but dans un premier temps de poser les bases d’une collaboration régionale en vue d’assurer l’établissement d’aires de protection fiables et d’assurer un recensement exhaustif des menaces associées aux activités anthropiques pouvant affecter la qualité et la quantité des eaux exploitées pour l’ensemble des prélèvements d’eau de catégorie 1 en Abitibi.

 

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Vers des analyses de vulnérabilité de qualité reflétant les spécificités régionales inhérentes à l’Abitibi

Rappelons qu’en novembre dernier, l’OBVAJ avait organisé une rencontre similaire à La Sarre avec les municipalités préleveurs de catégorie 1 de la MRC Abitibi-Ouest. L’objectif de ces rencontres est de faire en sorte que les rapports d’analyse de vulnérabilité qui seront remis au ministère en 2021 reflètent les hauts standards que la région s’est donnés en aménagement, gestion et utilisation des eaux souterraines.

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection définit des aires de protection des sites de prélèvement d’eau. Il oblige les préleveurs de catégorie 1 à réaliser une analyse de vulnérabilité de leur site d’ici le 31 mars 2021. Les analyses de vulnérabilité doivent être mis à jour et retransmis au MELCC tous les cinq ans.

L’article 51 du RPEP définit les prélèvements d’eau de catégorie 1 comme étant : « un prélèvement d’eau effectué pour desservir le système d’aqueduc d’une municipalité alimentant plus de 500 personnes et au moins une résidence »

 

En Abitibi, les principaux préleveurs de catégorie 1 recensés sont les municipalités de : Amos, Barraute, Landrienne, Val d’Or, Senneterre, Malartic, Dupuy, La Sarre, Normétal, Taschereau, Palmarolle

Une démarche similaire est conduite au Témiscamingue par L’Organisme de Bassin versant du Témiscamingue (OBVT).

La Table Régionale de Concertation sur la Gestion Intégrée de l’Eau par Bassin Versant prend le pool de santé de nos eaux!

Le 10 janvier 2019 se tenait à Amos une rencontre des membres de la Table Régionale de Concertation sur la Gestion Intégrée de l’Eau par Bassin Versant (TRCGIEBV) sur le territoire de gestion de l’Organisme de bassin versant de l’Abitibi-Jamésie.   L’objet de cette rencontre était de présenter les résultats des projets d’analyse de la qualité de l’eau de surface et celui des Puits résidentiels dans la zone de gestion de l’OBVAJ.

Étaient présents à cette rencontre, des représentants issus de secteurs industriel, économique, environnemental, communautaire, municipal, ainsi que des observateurs provenant du secteur gouvernemental.

Les résultats de la campagne d’échantillonnage des cours et plans d’eau du territoire de gestion de l’OBVAJ ont été présentés. Ce qui a permis de prendre connaissance de l’état de santé actuel des ressources en eaux souterraines et en eaux de surface en Abitibi.

Qualité des eaux de surface inégalement répartie dans l’espace…

En ce qui concerne l’analyse de la qualité des eaux de surface, l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP6) et l’indice des diatomées de l’est du Canada (IDEC) révèlent des disparités spatiales entre les cours d’eau en fonction du degré de pression anthropique qu’ils subissent. Ces résultats feront l’objet d’une prochaine publication. Par la suite, une présentation des résultats du projet d’analyse des puits résidentiels a suscité maintes questions des membres dont la plus récurrente concernait le faible nombre d’adhérents au programme, considérant les forfaits disponibles à un taux préférentiel très abordable. À ce sujet, M. Frédérick Bilodeau, de la direction de la santé publique, réitère que les paramètres étudiés sont avant tout physico-chimiques et ne varient pas, ou très peu dans le temps. Il est donc nécessaire, pour ceux qui veulent avoir un aperçu de la qualité de leur eau de procéder à ce type d’analyse au moins une (1) fois au dix (10) ans. Bref, la contamination bactériologique (coliformes fécaux) reste ponctuelle, tandis que la contamination par l’arsenic ou le manganèse par exemple est continue, en raison de la géologie particulière qui caractérise la région de l’Abitibi. À titre d’information, le manganèse peut avoir des répercussions sur le quotient intellectuel de l’enfant, tandis que l’arsenic peut avoir des incidences de cancer à long terme.

Des projets pour améliorer la qualité des eaux

Dans la même lancée, des propositions et projets en vue d’améliorer la qualité de l’eau ont été présentés aux participants.

Deux projets sont à l’étude dont le premier concerne la caractérisation et la végétalisation des bandes riveraines sur les terres agricoles. L’OBVAJ en collaboration avec le Groupe-Conseil-Agricole de l’Abitibi travaille à développer une proposition qui sera soumise au programme Prime-Vert du MAPAQ.

Le second projet concerne aussi la végétalisation des rives du lac Macamic. Une demande de subvention sera adressée au programme ÉcoAction d’Environnement Canada.