Les changements climatiques

Qu'est-ce que c'est?

Les changements climatiques sont une modification à long terme du climat moyen et des conditions météorologiques extrêmes. On peut les mesurer par des variations de température, de vent, de précipitation, etc. Ce phénomène peut être causé par des processus naturels tels que l’activité volcanique et la production solaire, mais aussi, de façon plus significative,  par l’activité humaine. Entre-autre, l’une des principales causes est la contribution des activités humaines à l’effet de serre.

Le climat et la météo

La météo est généralement décrite par « le temps qu’il fait ». C’est l’étude des phénomènes atmosphériques observables  d’un instant donné ou d’une courte période (de quelques heures à quelques jours). La météo s’attarde aux interactions entre plusieurs facteurs comme la pression atmosphérique, la température, l’humidité, le vent, etc.

La notion de «climat» renvoie à l’étude des conditions atmosphériques moyennes d’une région donnée pendant une période de temps donnée. La climatologie se définit à partir de statistiques de différents phénomènes tels que la température, les précipitations, l’humidité, l’ensoleillement et les vents.

climate-change-2241061_960_720

Une modification de la météo sur une longue période de temps va entraîner un changement au niveau du climat. Delà, vient le terme changement climatique.

L’effet de serre

Un phénomène naturel qui permet la vie sur Terre, mais qui
repose sur un équilibre fragile

Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux présents naturellement dans l’atmosphère. Ils forment une fine couche, représentée comme une «barrière» autour de la Terre, qui retient la chaleur du soleil. C’est ce qui permet l’équilibre du système terrestre entre l’énergie émise par le soleil et les radiations renvoyées vers l’espace. On peut s’imaginer ce phénomène comme étant une serre de jardinier, où les vitres retiennent la chaleur à l’intérieur de la serre, mais à l’échelle planétaire.

L’effet de serre naturel maintient la surface terrestre à une température moyenne de +15 °C. Autrement, cette température serait d’environ -18 °C, ce qui ne permettrait pas le développement de la vie sur Terre. Ce phénomène naturel repose sur un équilibre fragile d’où de faibles variation de la concentration de gaz à effet de serre peuvent entraîner de fortes modifications de la température moyenne.

Comment fonctionne l’effet de serre ?

1-effet-de-serre

Source : Ma COP21

L’énergie solaire qui atteint notre planète provient d’une source très chaude, environ 6000 °C à la surface du soleil. Cette énergie est composée de lumière visible (40%), d’infrarouge (IR) de longueur d’onde proche de la lumière visible (50%) et d’ultraviolet (UV) (10%).

 

  1. Quand elle pénètre la couche atmosphérique, l’énergie solaire connaît plusieurs péripéties.
  2. Une partie (30%) est immédiatement renvoyée dans l’espace, en étant réfléchie (l’albédo) soit par l’atmosphère (nuages), soit par la surface même du globe (océans, glaces, déserts, etc.).
  3. Les 70% restants viennent chauffer l’atmosphère et la surface terrestre.
  4. La surface terrestre réchauffée émet à son tour des IR vers l’espace.
  5. Mais, émis par une source tiède (15°C en moyenne), ces IR d’origine terrestre ont une longueur d’onde beaucoup plus grande que les IR solaires. Cela permet aux gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère de les bloquer. Ils provoquent ainsi le réchauffement de l’ensemble de la planète.
  6. Les infrarouges qui n’ont pas été bloqués par les gaz à effet de serre repartent dans l’espace.

L’effet de serre, au cœur des changements climatiques

Depuis les années 1850, avec l’ère de l’industrialisation, les humains ont commencé à libérer dans l’atmosphère des gaz qui accentuent l’effet de serre. Entres-autres, la combustion du pétrole et des énergies fossiles, la déforestation et l’agriculture intensive rejettent du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d’azote (N2O). Ces gaz à effet de serre peuvent rester dans l’atmosphère de 4 à 200 ans et amènent une contribution importante au réchauffement planétaire.

refinery
Des répercussions importantes

Selon le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les changements climatiques publié en 2013, les scientifiques ont confirmé à 95% que l’activité humaine est la cause première du réchauffement observé.

Le constat sur les évolutions passées

LA TEMPÉRATURE

Le GIEC montre que la hausse des températures s’est accélérée ces dernières années :

  • La température moyenne mondiale (terre et océans) a augmenté de 0,85 °C entre 1880 et 2012.
  • Les trois dernières décennies (1980-1990 / 1990-2000 / 2000-2010) ont été plus chaudes que toutes les autres décennies depuis les années 1850.

LA CRYOSPHÈRE

La fonte de la cryosphère (toutes parties de la surface de la terre où l’eau est à l’état solide (glace et neige))

Par exemple, les observations montrent que la banquise en Arctique a perdu 11 % de son volume chaque décennie entre 1979 et 2012. Dans l’hémisphère nord, le manteau neigeux s’est réduit en moyenne jusqu’à 11,7 % (au mois de juin) par décennie depuis les années 1960.

2-evolution-t_macop21

Source : Ma COP21

LES MERS

La hausse du niveau des mers (du à la fonte des glaciers terrestres et à la dilatation thermique de l’eau).

Sur la période 1901-2000, les marégraphes et les données satellites montrent que le niveau de la mer a augmenté de 19 centimètres en moyenne. Par année, cette hausse équivaut à environ 1,7 mm, mais entre les années 1993 et 2010, cette moyenne a augmenté à 3,2 mm/année.

Au XXI siècle, les changements climatiques pourraient s’amplifier

Dans le 5ème rapport du GIEC, ils ont proposé des prévisions à court, moyen et long terme selon le scénario d’adaptation que nous allons adopter face aux changements climatiques.

LA TEMPÉRATURE

À court et moyen terme

  • Entre les années 2016 et 2035, le GIEC souligne qu’il est probable que les températures moyennes de l’air augmentent de 0,3 °C à 0,7 °C, selon les scénarios.
  • Il est très probable que le nombre de journées chaudes et de nuits chaudes augmentent, ainsi que des vagues de chaleurs plus fréquentes et plus fortes
  • Il est aussi probable que dans les zones sèches, les pluies diminueront et que dans les hautes latitudes, l’intensité et la fréquence de fortes pluies augmentent.

D’ici 2100

Dans la trajectoire la plus optimiste proposé par le GIEC, la température pourrait augmenter entre 1 °C et 2,4 °C à la fin du siècle par rapport à 1850.

Dans la trajectoire la plus pessimiste proposé par le GIEC (si nous n’agissons pas face aux changements climatiques) la température pourrait augmenter jusqu’à 5,5 °C à la fin du siècle par rapport à 1850.

Le cycle de l'eau et le réchauffement climatique

Quels liens peut-on faire entre le climat et la gestion de l’eau? Comment le réchauffement climatique affecte-t-il la ressource en eau?

cycle-de-leau

Le cycle hydrologique, que l’on nomme «le cycle de l’eau», est un modèle représentant le parcours entre les grands réservoirs d’eau sous forme liquide, solide ou gazeux.

  1. Il y des précipitations qui tombent au sol (elles représentent une source importante d’apport en eau, qu’elles soient sous forme de pluie ou de neige) ;
  2. La pluie va naturellement s’infiltrer pour rejoindre la nappe phréatique ou ruisseler en surface et dans la couche hypodermique ;
  3. La neige va s’accumuler au sol jusqu’à la période de dégel ;
  4. Par la transpiration des végétaux et par l’évaporation des eaux, ce que l’on appelle l’évapotranspiration, il y aura formation de nuages ;
  5. Et le cycle reprendra.

Avec une hausse de température, l’apport d’évaporation et d’évapotranspiration des eaux subiront une augmentation et provoqueront un surplus de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Ce surplus affectera la ressource en eau en augmentant l’incertitude des précipitations annuelles. Ces précipitations vont varier d’une région à l’autre. Dans certaines régions, elles seront plus abondantes, alors qu’ailleurs, elles pourront être plus faibles.

Le Québec n'est pas épargné

Les conséquences des changements climatiques sont très variables d’une région à l’autre.

Au Québec, plusieurs facteurs ont déjà été observés

  • Une saison froide plus tardive et plus courte, qui affecte le rythme des animaux et diminue la couverture de la glace et de la neige;
  • Des hivers moins froids, avec une augmentation des cycles gel-dégel, qui fait varier l’épaisseur de la glace en hiver;
  • Une augmentation de la quantité de précipitations l’hiver, mais moins de changements l’été ;
  • Une saison chaude plus longue et davantage de journées très chaudes peut mettre en danger les personnes plus sensibles (enfants, personnes âgés)
  • Une prolongation de la saison propice aux orages et une augmentation des épisodes de pluies intenses rendent l’agriculture plus difficile et augmente le risque d’inondation ;
  • Une diminution de la recharge des nappes phréatiques du au ruissellement des pluies extrêmes.

En Abitbi

  • Des bris d’infrastructures et de routes plus fréquemment ;
  • Une hausse de feux de forêt ;
  • Plus de coupures d’électricité ;
  • Une agriculture culture plus difficile ;
  • Un impact sur l’activité touristique (pêche, ski) ;
  • Des répercussions financières avec l’intensification de l’eutrophisation ;
  • La perte de milieux humides ;
  • Une augmentation du courant des rivières ;
  • L’arrivé d’espèces exotique envahissantes ;
inondation_ledevoir_modif

Source : Le Devoir                           

Il est temps d’agir!

L’ampleur de ces impacts sur la ressource en eau va principalement dépendre des changements de comportements que nous allons apporter, que nous appelons LES BONNES PRATIQUES! Consultez les autres onglets de la section sur les bonnes pratiques pour en connaître davantage!

Sources

Le fonctionnement de notre système climatique | Ma COP21. (2017). Macop21.fr. Récupérée le 18 Juillet 2017, de http://macop21.fr/comprendre-les-changements-climatiques/notre-systeme-climatique

Des dépenses de 903 000$ pour lutter contre les inondations à Montréal. (2017). Le Devoir. Retrieved 19 July 2017, from http://www.ledevoir.com/politique/montreal/498402/des-depenses-de-903-000-pour-les-inondations-a-montreal

GIEC, 2013: Résumé à l’intention des décideurs, Changements climatiques 2013: Les éléments scientifiques. Contribution du Groupe de travail I au cinquième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [sous la direction de Stocker, T.F., D. Qin, G.-K. Plattner, M. Tignor, S. K. Allen, J. Boschung, A. Nauels, Y. Xia, V. Bex et P.M. Midgley]. Cambridge University Press, Cambridge, Royaume-Uni et New York (État de New York), États-Unis d’Amérique.

RNCREQ – Fiches d’adaptation : Faire face aux changements climatiques en ABITIBI-TÉMISCAMINGUE. (2017). Rncreq.org. Retrieved 19 July 2017, from http://www.rncreq.org/projets/fiches-adaptation

Ouranos, Élaborer un plan d’adaptation aux changements climatiques. Guide destiné au milieu municipal québécois, Montréal (Québec), 2010, 48 p.