Les milieux humides et hydriques

La protection des milieux humides

Les milieux humides et hydriques jouent un rôle écologique important et doivent, à ce titre, être protégés. Mis à mal par le développement urbain, les milieux humides et hydriques n’ont plus la capacité à diminuer les risques d’inondations, à filtrer l’eau des lacs et rivières et encore. La destruction de ces milieux génère d’importantes conséquences. Les milieux humides et hydriques doivent être protégé car ils jouent un rôle écologique important.

Mise en contexte 

Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques (LCMHH)

Le 16 juin 2017, l’Assemblée nationale adoptait la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques (LCMHH), afin d’instaurer un nouveau régime de conservation des milieux humides et hydriques (MHH). Cette loi permet de conserver, de restaurer ou de créer de nouveaux milieux pour contrebalancer les pertes inévitables de milieux humides et hydriques et de planifier le développement du territoire dans une perspective de bassin versant en tenant davantage compte des fonctions de ces milieux essentiels. Pour en savoir plus sur cette loi, veuillez cliquer ici.

Elle entraîna de nombreuses modifications, entre autres, la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l’eau et des milieux associés (Loi sur l’eau) attribue maintenant aux municipalités régionales de comté (MRC) la responsabilité d’élaborer un plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH). Et pour donner suite à la LCMHH, le Gouvernement du Québec a donné aux organismes de bassins versants (OBV) le mandat d’élaborer des objectifs de conservation des milieux humides (OCMHH) et d’en effectuer la mise-à-jour. La date d’échéance était le 15 juin 2021. Après l’approbation du gouvernement du Québec, les objectifs pourront être ajoutés dans le Plan directeur de l’eau de chaque OBV. Pour plus de détails sur la démarche que l’OBVAJ a employé, déroulez au bas de cette page.

Comparaison entre objectifs de conservation et plans régionaux

Ainsi, les MRC doivent identifier, à l’aide d’objectifs précis et à l’échelle de leur territoire administratif, les milieux qui devraient être visés par la protection, l’utilisation durable ou la restauration. Les organismes de bassin versant (OBV), quant à eux, ont pour un mandat du Ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MELCC) d’élaborer des objectifs de conservation des milieux humides et hydriques (OCMHH). Les OBV et les MRC du Québec visent donc à déterminer des objectifs de conservation sous différentes échelles de conception. La figure suivante résume en bref les différences entre OCMHH et PRMHH.

Les milieux humides et milieux hydriques

Il est important de revenir sur la définition des milieux humides et hydriques présents sur la zone de gestion intégrée de l’eau des bassins versant des rivières Abitibi, Harricana et Bell. Les milieux humides et hydriques peuvent être d’origine naturelle ou anthropique (créé par l’homme). Ils sont recouverts d’eau de façon permanente ou temporaire.

Les milieux humides

Les milieux humides constituent près de 45,6% de la zone de gestion. Les types principaux sont au nombre de quatre.

  • Les tourbières occupent une grande partie de cette zone. Une tourbière se caractérise, en premier lieu, par un sol saturé en permanence. L’eau est très peu mobile ou stagnante. Le déficit en oxygène nuit alors à la décomposition et au recyclage des matières organiques. La litière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement. Elle s’accumule alors, progressivement, formant un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe.

  • Ils se développent sur des sols minéraux mal drainés et bordent généralement un plan d’eau. Le marais est caractérisé par une végétation herbacée émergente. Le marais Kergus est un bel exemple dans la région.

  • Ils sont mieux drainés que le marais, ce qui permet à de la végétation arbustive ou arborescente de se développer.

  • Les eaux peu profondes se définissent comme des étendues d’eau reposant dans une cuvette dont la profondeur n’excède généralement pas deux mètres au milieu de l’été. Le couvert végétal, s’il existe, se compose surtout de plantes aquatiques submergées et flottantes.

Les milieux hydriques

Afin de simplifier la compréhension, les types de milieux hydriques se résument ainsi : les lacs, les cours d’eau et les mares (non connectées au réseau hydrographique et qui se régénèrent par les eaux de pluies ou souterraines). La carte et le tableau suivants démontrent la présence du réseau hydrographique sur le territoire de gestion de l’OBV.

Les milieux hydriques englobent les espaces suivants :

  • Des milieux hydriques étendus, de forme variable, mais généralement sphérique. La profondeur d’eau d’un lac est constamment au-dessus de 2 m, même en période sèche.

  • Les rivières sont des milieux hydriques rectilignes, de largeur variable. Puisque la rivière est moins étendue que le lac, on peut, dans la plupart des cas, vérifier la présence de courant, ainsi que sa direction. Les ruisseaux sont l’équivalent d’une petite rivière. Ils peuvent l’un et l’autre être à sec pendant une partie de l’année.

  • Bandes de terre qui bordent les lacs, les cours d’eau et le fleuve, et qui s’étendent vers l’intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux (ligne délimitant la zone où l’on passe d’une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres). Les termes rive et bandes riveraines ne sont pas synonymes, le deuxième ayant une largeur variant de 10 à 15 m selon la réglementation en vigueur. Il s’agit d’une zone de transition entre les écosystèmes aquatiques et terrestres qui assure à la fois des fonctions d’assainissement des eaux et des fonctions écologiques.

  • Caractérisés comme la partie des lacs et des cours d’eau qui s’étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d’eau.

  • Des étendues de terre qui deviennent occupées par un cours d’eau, lorsque celui-ci déborde de son lit. Les fossés ne sont pas considérés comme des milieux hydriques. Ce sont des petites dépressions en long creusées dans le sol par l’intervention humaine. Ils assurent une fonction d’écoulement des eaux (drainage), mais également d’irrigation.

La différence entre services écologiques et fonctions écologiques des milieux humides

Les services écologiques sont les bienfaits que l’être humain tire des écosystèmes (les produits récoltables par exemple), tandis que les fonctions écologiques sont les processus naturels qui permettent le fonctionnement et le maintien des écosystèmes (ex.: formation de sols, recyclage de nutriments, recyclage de l’eau, production primaire). Voici une liste plus exhaustive des fonctions écologiques :

  • 1° filtre contre la pollution, de rempart contre l’érosion et de rétention des sédiments, en permettant, entre autres, de prévenir et de réduire la pollution en provenance des eaux de surface et souterraines et l’apport des sédiments provenant des sols
  • 2° de régulation du niveau d’eau, en permettant la rétention et l’évaporation d’une partie des eaux de précipitation et des eaux de fonte, réduisant ainsi les risques d’inondation et d’érosion et favorisant la recharge de la nappe phréatique
  • 3° de conservation de la diversité biologique par laquelle les milieux ou les écosystèmes offrent des habitats pour l’alimentation, l’abri et la reproduction des espèces vivantes;
  • 4° d’écran solaire et de brise-vent naturel, en permettant, par le maintien de la végétation, de préserver l’eau d’un réchauffement excessif et de protéger les sols et les cultures des dommages causés par le vent
  • 5° de séquestration du carbone et d’atténuation des impacts des changements climatiques
  • 6° Qualité du paysage, en permettant la conservation du caractère naturel d’un milieu et des attributs des paysages associés, contribuant ainsi à la valeur des terrains voisins.

Foire aux questions

  • Les milieux humides jouent un rôle important dans la prévention des catastrophes naturelles. Ils interviennent dans la gestion de la ressource en eau en alimentant les nappes d’eau souterraines et les cours d’eau. Ils préviennent les dommages causés par les inondations en régularisant l’effet des précipitations. En stabilisant les sols, la végétation des milieux humides freine les effets érosifs du vent. Aussi, elle contribue à dissiper la force des vagues et des marées ainsi que l’érosion des rives par le courant.

  • La majorité des eaux qui circulent dans un bassin versant entrent en contact avec les milieux humides à un moment ou à un autre de leur parcours d’écoulement. En filtrant les sédiments, les milieux humides contribuent à assurer une alimentation en eau de qualité pour la population. Ils aident aussi à maintenir les activités aquatiques (baignade, navigation de plaisance, etc.). Lorsqu’ils ne sont pas saturés, ces écosystèmes limitent l’apport des nutriments (azote et phosphore). Ils contribuent à la qualité de l’eau des lacs et des cours d’eau. Ils participent notamment à lutter contre la prolifération des cyanobactéries (algues bleu vert).

  • Les milieux humides supportent des habitats caractéristiques. Ils y assurent la sauvegarde des populations animales et végétales qui s’y trouvent. On y trouve plus de la moitié des espèces menacées ou vulnérables du Québec. Les populations animales et végétales qui composent ces écosystèmes favorisent à leur tour le maintien des mécanismes naturels. Tels la capacité de certains arbres à pomper l’eau ou celle des insectes à transformer la matière organique. Ainsi, de manière globale, les biens et services écologiques rendus par ces écosystèmes participent activement à la conservation du patrimoine naturel et génétique du territoire.

  • Les milieux humides sont des écosystèmes productifs de biens qui soutiennent une importante activité économique. Ils sont une source de nourriture, de fibre végétale, de ressources génétiques, de produits biochimiques, de médecines naturelles et de produits pharmaceutiques (Millenium Ecosystem Assessment, 2005). Ils sont associés à la production d’une eau de qualité. À titre d’habitats de qualité pour la faune et les aires de reproduction, d’élevage ou d’alevinage, ces milieux contribuent à la productivité faunique et biologique. Cette production est à la base de la chaîne alimentaire. Les tourbières du Québec accumulent d’importantes quantités de tourbe, qui est une ressource économique importante utilisée de longue date par les humains tant comme combustible qu’à des fins horticoles. Comme le démontrent les travaux du Groupe de recherche en écologie des tourbières de l’Université Laval au Québec et ailleurs au Canada, d’importants efforts sont faits pour rétablir la dynamique écologique des tourbières après leur utilisation afin de favoriser l’exploitation durable de cette ressource.

  • Les milieux humides représentent aujourd’hui un pôle d’attraction important pour le tourisme au Québec. Qu’il s’agisse d’observation de la nature, de randonnée pédestre, de canotage, de chasse, de pêche ou de photographie, ces écosystèmes sont à la base d’une importante activité économique (Bouchard, 2007).

  • Les milieux humides constituent un matériel pédagogique essentiel pour sensibiliser la population à la préservation de l’environnement. Ils sont en outre à la base de plusieurs recherches scientifiques. Les écosystèmes peu perturbés présentent un grand intérêt puisqu’ils servent de milieux de référence sur un territoire donné. Ils permettent de mieux connaître le fonctionnement, la dynamique naturelle et le rôle des espèces qui s’y trouvent. Ils ont conservé leur intégrité écologique.

  • Les milieux humides possèdent des valeurs intrinsèques liées au patrimoine esthétique et culturel qu’ils représentent. En effet, ils font partie des composantes naturelles et géographiques qui marquent le paysage. Ils participent à leur caractère. De plus, ces milieux peuvent être étroitement associés à des croyances religieuses ou spirituelles ou peuvent contenir des vestiges archéologiques. À quoi ressembleraient les paysages de la Rivière Thompson à Val-d’Or sans la présence de milieux humides en bon état ?

  • La disparition des milieux humides peut obliger la société à trouver des substituts pour assurer les rôles que jouent ces écosystèmes sans garantie de succès. Or, ces substituts peuvent être beaucoup plus onéreux à construire et à exploiter que ce que la nature fournit. Ainsi, les fonctions attribuées aux milieux humides constituent un capital naturel gratuit qui profite à l’ensemble de la société.

  • L’importance du rôle des milieux humides du Canada dans le bilan mondial du carbone suscite de plus en plus d’intérêt. Les milieux humides occupent 6 % de la superficie de la planète, mais contiennent 14 % du bassin de carbone terrestre. Tous les milieux humides emmagasinent le carbone de source organique, mais nos tourbières jouent un rôle particulièrement important à cet égard, car elles renferment environ 150 milliards de tonnes de carbone sous la forme de tourbe, ce qui équivaut à 25 fois la quantité de carbone des carburants fossiles qui est libérée chaque année dans le monde entier (Roulet, 2000). Les réserves de carbone des tourbières se sont accumulées pendant des milliers d’années et continuent probablement d’augmenter très lentement d’une année à l’autre.

    Tant que les tourbières sont saturées d’eau à proximité de leur surface, les stocks de carbone restent stables. Dans le contexte des changements climatiques, toutefois, la disponibilité d’eau en quantité suffisante pour le maintien des tourbières constitue une préoccupation majeure. La perte de carbone des tourbières en raison du feu ou d’une dégradation pouvant être causée par des conditions de sécheresse accrues augmenterait les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, alors que l’inondation des tourbières pourrait mener à une augmentation des émissions de méthane, un gaz à effet de serre puissant. D’une façon ou d’une autre, une déstabilisation des tourbières d’origine climatique au Canada pourrait avoir des répercussions significatives sur les changements climatiques à l’échelle planétaire.

    À l’heure actuelle, il y a peu de surveillance à l’échelle régionale de l’état des milieux humides (niveaux d’eau, superficie, végétation, etc.) des régions boréales, subarctiques et arctiques ainsi que des montages. Certaines études approfondies se réalisent à l’échelle plus locale (Cihlar et Tarnocai, 2000). Dans la région des prairies et la lisière méridionale de la forêt boréale de l’Ouest, des dénombrements annuels des mares, qui sont effectués à des fins de gestion de la sauvagine, fournissent un inventaire précis des milieux humides depuis 1955 (Conly et van der Kamp, 2001 et Canards Illimités, 2013). Par contre, dans les autres régions canadiennes, les suivis se font plus rares et les fonds financiers ne sont pas assurés annuellement pour soutenir les caractérisations détaillées et les suivis des milieux humides.

  • La capacité des milieux humides à recevoir temporairement les eaux de crue et à libérer graduellement les eaux par la suite peut nettement contribuer à atténuer les inondations et diminuer les périodes d’étiages, tout au moins à l’échelle locale, comme le prouve l’usage généralisé des bassins de retenue des eaux pluviales dans les régions urbaines (Anderson et coll., 2002). De plus, en remplissant ce rôle, les milieux humides contribueraient également à la protection de l’habitat faunique, au piégeage du carbone, à la lutte contre l’érosion et à l’amélioration de la qualité de l’eau. Ces avantages sont nettement bénéfiques dans un contexte d’adaptation aux changements climatiques. Compte tenu des avantages hydrologiques et écologiques et la remise en état des milieux humides à l’échelle du paysage, il est évident que le rôle des milieux humides à cet égard devrait être pris plus au sérieux et qu’une évaluation multidisciplinaire plus rigoureuse s’impose.

Démarche pour l’élaboration des OCMHH

La réalisation des OCMHH doit faire appel à la collaboration des acteurs de l’eau sur le territoire. Celui de l’OBV Abitibi-Jamésie comprend les bassins versants Abitibi, Harricana et Bell.  Pour ce faire, l’OBVAJ a créé la Table régionale de gestion intégrée de l’eau par bassin versant (TRGIEBV). Par la suite, les acteurs ont procédé selon une démarche en cinq étapes qui a débuté en février 2019. À titre de première étape, l’équipe s’est attardée au développement d’un outil cartographique afin de répertorier les milieux humides selon différents paramètres, ce qui a conduit à déterminer un indice de biodiversité. Accessible sur Google Earth Pro, cet outil permet à tous et à chacun de bénéficier de ces précieuses informations.

Ensuite, en septembre 2020, un sondage préliminaire tactique a été envoyé à tous les acteurs de l’eau incluant les membres de la TRGIEBV. Deux décisions importantes ont découlé de ce sondage, soit la formation d’un comité de travail sur les OCMHH et la détermination d’objectifs selon les bassins versants respectifs.

Ainsi, la troisième étape a été la création du comité de travail. Celui-ci s’est limité à quatre rencontres à distance et à trois questionnaires individuels. Le comité s’est entendu sur trois objectifs de conservation pour les milieux humides, soit un par bassin versant, visant principalement la conservation des complexes de milieux humides. Pour les milieux hydriques, quatre objectifs ont été choisi dont un par bassin versant (BV) à l’exception du BV de la rivière Bell qui en a obtenu deux. Les objectifs déterminés pour les milieux hydriques ciblent plutôt la conservation ou la restauration de leurs bandes riveraines.

Dans une dernière rencontre avec tous les membres de la TRGIEBV, les objectifs proposés ont été acceptés presqu’à l’unanimité. L’OBVAJ les a donc soumis sous forme de livrable au gouvernement avant la date d’échéance et ceux-ci ont été approuvés. Ils pourront donc être inclus dans la prochaine mise-à-jour du PDE de l’OBVAJ.

Objectifs de conservation des milieux humides et hydriques (OCMHH): Sondage participatif

L’identification de ces objectifs est un processus participatif. Ils doivent être élaborés en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’eau : municipalités, associations, entreprises, citoyens, etc. C’est pour cela que le l’OBV Abitibi-Jamésie propose un sondage à remplir en ligne pour récolter vos avis.

Ce sondage a pour objectif d’être le premier contact avec VOUS, afin que les OCMHH et le plan d’action qui en découlera soient fidèles à VOS préoccupations et à VOS besoins.

Merci pour votre participation précieuse pour la suite des événements !

Sources

Assemblée nationale du Québec (2017) Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques. Projet de loi no 132 (2017, chapitre 14).

Dy, Goulwen, Martel, Joly & Tremblay (2018) Les plans régionaux des milieux humides et hydriques – Démarche de réalisation. Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction de la protection des espèces et des milieux naturels et Direction de l’agroenvironnement et du milieu hydrique, Québec, 75 p.

Jobin, B., L. Gratton, M.-J. Côté, O. Pfister, D. Lachance, M. Mingelbier, D. Blais, A. Blais et D. Leclair. (2019). Atlas des territoires d’intérêt pour la conservation dans les Basses-terres du Saint-Laurent – Rapport méthodologique version 2, incluant la région de l’Outaouais. Environnement et Changement climatique Canada, MELCC, MFFP, Plan d’action Saint-Laurent, Québec, 170 p.

Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (2019). Cartographie des milieux humides potentiels du Québec.

Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. (2019). Cartographie des milieux humides potentiels du Québec – Guide de l’utilisateur

Ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles. (2019). Géobase du réseau hydrographique du Québec (GRHQ)

Pellerin, S. & P. (2013). Analyse de la situation des milieux humides au Québec et recommandations à des fins de conservation et de gestion durable. Québec: MELCC.

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